J'ai testé pour vous : Le Bianchi SL3 Ultégra

Publié le par Julien HOLTZ



DUREE DU TEST : 2 ans

CATEGORIE DE PRIX : environ 1800 euros


POINTS FORTS
Le Bianchi SL3 est un vélo très confortable. Pour les puristes et les amoureux de la belle époque, ce vélo est particulièrement élégant avec son verre émeraude.

Excellent compromis confort rendement pour cyclosportifs amateurs. Le léger slooping (à la mode) rigidifie le cadre tout en donnant l'effet d'une tige de selle plus longue. L'aluminium utilisé pour le cadre permet d'avoir pour le tube transversal inférieure une section plus importante, ce qui, esthétiquement est sympathique et n'allourdit pas foncièrement le cadre. La souplesse relative du cadre permet d'endurer d'avantage d'entrainement, de faire des sorties plus longues sans s'user le dos.

Le poids pourrait être un atout (8,3 kg) mais dès qu'on passe au carbone, on sent la sévère différence. La contrepartie c'est d'endurcir l'entrainement. A cet effet, le Bianchi SL3 devient donc un très bon vélo d'entrainement. Un vélo dans lequel il faudra taper pour avancer, excellente solution donc pour la musculation !

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le cadre ne s'affesse pas et ne bouge pas sous les coups de boutoir de vos jarrets. Aucun jeu au niveau du boitier. La perte de rendement ne provient pas d'un manque de rigidité mais seulement d'un matériaux moins noble et des soudures.


POINTS FAIBLES
Manque de nervosité. On se sent un peu sur un camion comparé à un Look 585, un autre vélo que j'ai testé. Sur de mauvaises routes, la fourche (pourtant en carbone) sonne creu. Les vibrations se transmettent un peu dans les bras.

On se sent un peu sur un camion comparé à un Look 585, un autre vélo que j'ai testé. Sur de mauvaises routes, (pourtant en carbone) . Les vibrations se transmettent un peu dans les bras.

Niveau tenue de route et maniabilité, on ne se sent pas sur des lames de rasoir ce qui peut paraitre rassurant à la plupart des cyclistes amateurs. Mais justement quand il s'agit de pratiquer un cyclisme "sportif", il faut pouvoir compter sur la précision et la réponse du cadre pour oser prendre de l'angle en virage sans avoir peur.

 



COMMENTAIRES
C'était mon premier vélo, donc affectivement le plus important. Je l'ai acquis en juin 2004 et roulé 5000 km avec. Il m'a permis d'endurer ma première Ronde Picarde en septembre 2004 (190 km), une cyclosportive de rentrée parrainée par Henri Sannier, Maire de Eaucourt sur Somme. Passé en mode compétition, j'ai senti que je ne pouvais pas grand chose pour rester dans le paquet de tête. Je pense a posteriori que le kilo de plus vs un cadre carbone m'a handicapé autant que le manque d'entrainement.

Je recommande ce vélo à tous ceux qui veulent faire des courses cyclosportives et progresser sans s'user. On n'est pas sur du vélo d'orfèvre mais le bon compromis poids / confort permet d'envisager sans trop dépenser d'avoir un bon vélo pour courir et s'entrainer.

La petite astuce pour ceux qui débutent : Olivier Rivoalen de Velo&Oxygen m'a monté un 39 x 51 devant. Quand on manque de muscle, emmener un 51 dents pour le "grand braquet" est plus facile pour enrouler et permet une fois le rythme acquis de tourner les jambes plus vite et de moins toxiner.

>> Voir le test du Look 585

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Publié dans Matériel et technique

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