Tour de France : 10ème étape : 2ème victoire de Vasseur 10 ans après

Publié le par Julien HOLTZ

La ruse de Vasseur a eu raison de la puissance de Voight et de la fraicheur de Halgand ! Une chiifre pour résumer ce final heureux pour les français : Vasseur n'aurait pris que 9% des relais à partir du moment où le groupe s'est retrouvé à 5 !

Personnellement je ne comprends pas comment les autres n'ont pas réagi à cela. N'étaient-ils pas assez lucides ? Virenque sur Eurosport avait remarqué les manigances de Cedric Vasseur (décrit par Lefévère, Manager de la Quickstep comme le coureur le plus professionnel qu'il connaisse) : Vasseur avait ouvert son maillot et avait fait exprès de l'ouvrir devant les caméras. Il s'est mis en queue du groupe et faisait mine de ne pas marcher fort. Coté tactique, il faisait un marquage à la culotte auprès de Jens Voigt. Il prenait sa roue car il sentait que le danger viendrait de lui, et que pour  rouler sur un fuyard, ce serait aussi la meilleure roue !

Dernier élément de preuve de son intelligence de course : le sprint. De droite à gauche, le groupe était scindé en deux : Voigt et Albasini, puis Halgand, Caser et Vasseur calé en 3ème position du groupe des français. Vers les 300 / 250 mètres, Vasseur voit Voigt se retourner sur sa gauche et ouvrir une porte contre la balustrade. C'était le moment idéal pour lever le cul, se mettre en danseuse et envoyer du lourd.

Vasseur passe la ligne avec 7,2 cm d'avance sur Casar. Une fois de plus 2ème, le pauvre, lui qui marche au moral !




Les réactions (letour.fr)
Patrice Halgand : « Au sprint, c’était la loterie »

Patrice Halgand a été le principal animateur de la course dans le final, tentant plusieurs fois de distancer ses compagnons d’échappée dans les ascensions du parcours. C’est pourtant au sprint que s’est jouée la victoire. Halgand termine 4ème.

« Je suis déçu, car il n’y a que la victoire qui compte. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour y arriver, et dans l’ascension de la côte des Bastides, cela a bien marché puisque j’ai provoqué une première sélection. Mais la montée de la Gineste n’était pas assez longue ni assez dure pour que je fasse la différence. J’ai essayé en bas, où la pente était la plus raide, et ensuite c’était beaucoup trop roulant pour que je lâche les autres. Ensuite, au sprint, c’était la loterie. Il m’est déjà arrivé de gagner des sprints dans de petits groupes, mais là ça ne m’a pas souri ! »

Cédric Vasseur : « Elle ne pouvait pas m’échapper »

Dix ans après sa victoire à La Charte, Cédric Vasseur remporte une deuxième étape sur le Tour de France. Pour sa dernière participation, le Nordiste s’estime comblé.

« Ce matin, j’ai eu un ami au téléphone, qui m’a dit « aujourd’hui c’est ta journée ». Et effectivement je me suis senti en confiance tout au long de l’étape. Elle ne pouvait pas m’échapper cette victoire. Il y a dans cette équipe, chez Quick Step, une ambiance qui m’a porté. On dit jamais deux sans trois, et je savais qu’elle était là.
Il y a dix ans, j’avais vécu quelque chose d’exceptionnel en gagnant une étape et en portant le maillot jaune. Et avec cette victoire à Marseille, après autant de temps, je crois que je peux maintenant quitter le cyclisme la tête haute ».

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