Cyclisme - Dopage - Plusieurs saisies en Belgique
Des perquisitions ont été effectuées jeudi matin en Belgique auprès d'une dizaine de coureurs et de soigneurs de différentes formations belges. Contrairement à ce qui a été indiqué dans un premier temps, elles ne pourraient concerner qu'un soigneur de la Quick Step et non plusieurs membres de cette formation. «Dix perquisitions ont été effectuées et, en différents endroits, les enquêteurs ont mis la main sur d'importantes quantités de produits dopants. Une douzaine de personnes ont été interpellées, a affirmé le porte-parole du parquet de Courtrai, Tom Janssens. Il est encore trop tôt pour communiquer sur les personnes qui sont actuellement entendues et sur leur lien éventuel avec certaines équipes».
Ces perquisitions viennent officiellement en appui d'une enquête démarrée en septembre 2006 suite à des «dénonciations du sénateur Jean-Marie Dedecker». Le sénateur, par ailleurs ancien entraîneur de l'équipe de Belgique de judo, avait déclaré, sans citer de nom, que «trois coureurs belges importants avaient suivi des cures de dopage en Italie en février 2006 pour un montant de 24 000 euros».
Quick Step pas concernée
«L'enquête a été très bien menée et préparée : nous nous attendions à trouver ces produits là où ils étaient cachés, a ajouté M. Janssens. Les personnes (interpellées) sont actuellement interrogées. Des confrontations sont également organisées par la police fédérale. Un juge d'instruction décidera ensuite, dès aujourd'hui, si ces personnes doivent être placées en détention provisoire».
«J'ai parlé avec Tom Boonen et, aux dernières nouvelles, sa maison n'a pas été perquisitionnée, a déclaré en fin de matinée Alessandro Tegner, le porte-parole de Quick Step, à l'agence Reuters. J'ai aussi parlé avec d'autres coureurs. Ils étaient en train de s'entraîner et n'étaient au courant de rien.» Il a par ailleurs confirmé qu'un soigneur, Johan Molly, avait été interrogé, «mais il a rapidement été remis en liberté, sans que la police ne puisse lui reprocher quoi que ce soit. Et aucun produit n'a été retrouvé à son domicile», a insisté Alessandro Tegner. «Ceci n'est pas une affaire Quick Step. C'est une affaire de dopage en Belgique qui concerne visiblement des coureurs amateurs mais pas du tout Quick Step et je regrette qu'une mauvaise communication de la justice et de la presse ait terni l'image de l'équipe Quick Step, qui se bat tant et plus contre le dopage».
L'Equipe.fr / AFP