Contre le dopage : et si on changeait les structures du cyclisme ?

Publié le par Julien HOLTZ


Cette semaine Cyclismag balaye quelques idées de réflexions pour lutter contre le dopage. Aujourd'hui, quelques propositions sur les structures du sport cycliste et les conditions de pratique. Je, en relayant les idées de Cyclismag sur PASSIONVELOBLOG.com, partage les opinions de ce site sur ce sujet.

Un article de Sébastien Bosvieux (Cyclismag). Retrouvez l'article ici


DES COURSES PLUS HUMAINES

- Réduction de la longueur des courses. C'est le cas en particulier en montagne. Il n'est pas raisonnable que des étapes de 200 km avec cinq cols se répètent d'un jour à l'autre. L'homme a des limites, même pour des coureurs d'exception tels Merckx ou Hinault. Ne pas se doper signifie inévitablement aujourd'hui finir un Tour de France dans un état de santé pouvant entraîner des risques pour la santé.

- Mise en place d'une commission d'experts composée de scientifiques, de sportifs, d'entraîneurs qui étudieraient et modèreraient les parcours. L'association des dénivelés, longueurs et pentes, permet de calculer des indices de difficulté. Des limites raisonnables permettraient d'adapter les parcours et de les rendre supportables. Cette même commission pourrait étudier l'évolution des performances et publier des indicateurs tout au long de la saison.

- Limitation du nombre de jours de courses, afin d'assurer une récupération correcte sur la saison. Un nombre de jours de courses maximum pourrait être imposé sur l'année avec des périodes de repos à respecter (périodes obligatoires de récupération après un certain nombre de courses).

- Supprimer les classements annuels. Les classements et en particulier le Pro Tour ne doivent pas inciter à courir coûte que coûte. Ce classement ne devrait plus se faire sur toute la saison avec des courses hétérogènes mais pourrait être transformé comme l'ex Coupe du Monde comme elle se faisait autrefois. On pourrait imaginer que seuls les meilleures places soient retenues afin d'éviter la chasse aux points pour une 50e place.


DES ÉQUIPES PLUS ENCADRÉES

- Réduction de la rémunération des coureurs à la performance. En dehors des primes de courses attribuées par l'organisateur (elles aussi à réguler), les primes à l'initiative de l'employeur sont à interdire. La rémunération au point UCI avait des conséquences néfastes non seulement sur les pratiques dopantes mais aussi sur le déroulement de la course.

- Contrôle de l'encadrement des équipes. L'encadrement au sein des équipes doit être irréprochable et surveillé de très près sur le plan éthique. Outre le fait que chaque kinésithérapeute, chaque directeur sportif doit être diplômé, une autorisation d'exercer serait renouvelée chaque année par UCI.

- Renouvellement fréquent de l'encadrement médical, tant au sein des équipes qu'au sein de l'UCI. Il devrait être régulièrement renouvelé afin d'éviter une certaine routine pouvant déboucher sur du favoritisme ou sur la banalisation de certaines pratiques tels les autorisations exceptionnelles médicamenteuses à usage thérapeutiques. Un médecin ne pourrait obtenir une licence plus de cinq années.

- Interdiction d'encadrer pour les ex-dopés. Afin de combattre la culture du dopage qui se perpétue de générations de coureurs en générations de directeurs sportifs, tout coureur ayant été reconnu dopé, tant par les instances sportives que judiciaires ne pourrait exercer les métiers d'entraîneurs, de directeurs sportifs ou d'assistants.

- Une « écotaxe » proposée par Gérard Dine pourra être prélevée sur les transferts mais aussi sur les budgets des équipes et les droits télévisuels afin d'alimenter les recherches et la lutte scientifique contre le dopage. Le sport est à l'origine de 5% des échanges financiers internationaux soit près de 2000 milliards de dollars. Cette richesse doit aussi se retrouver dans les moyens de lutte contre le dopage.


UNE INSTANCE INTERNATIONALE PLUS PUISSANTE

- Le cyclisme se mondialise, la lutte doit également être mondialisée. Les autorités de contrôle doivent être largement au delà dessus des Etats et des fédérations et être capables de surveiller un sportif sur toute la planète. La sanction sera également prononcée par cette instance mondiale, le traitement parfois protecteur des fédérations est une aberration. L'AMA (Agence mondiale Anti-dopage) travaille déjà en ce sens, cette une structure à privilégier mais on peut imaginer la création d'un organisme indépendant sur le plan décisionnel et hiérarchique de l'UCI.

- Cette autorité prendra également en charge le suivi longitudinal, véritable traçabilité.


Demain Cyclismag proposera quelques solutions afin d'améliorer la prévention et le suivi longitudinal. Discutez-en sur le forum de Cyclismag

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Publié dans Dopage

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P
Un peu extremiste mais pour moi,Exclusion à vie de toute compétition et tout sport dès la 1ère faute.Evidement il faut aussi revoir le nombre de jours de course et la longueur des parcours.....A suivre, mais ça va être long...@+:0122:
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J
ce sont des proposition radicales certes mais pour un fléau radical aussi. Ca ressemble (je dis bien ça ressemble) à du sarkozysme en boite.<br /> Mais dans la mesure où les gens sont devenus suspicieux par défaut, la présomption d'innocence fait défaut. Les coureurs doivent et c'est dommage tout faire pour montrer patte blanche.<br /> Parmi les idées, il y en a qui concernent le principe même de compétition, d'autres concernent le comportement des coureurs et de leur entourage.<br /> Il y a une idée que je ne peux cependant m'oter de la tete, c'est que ce n'est pas la longueur d'une étape ou le nombre de cols qui fait la course. Ce sont les coureurs qui, s'ils le veulent, rouleront à 37 ou 38 de moyenne dans une étape de montagne. La course est dure si les coureurs la durcissent. Et pour qu'ils ne la durcissent pas il faut qu'ils souffrent ... Et la souffrance n'est possible que si on n'est pas dopé.