Test positif pour Landis - toujours négatif pour l'image du vélo

Publié le par Julien HOLTZ

Après sa victoire à Morzine, ponctuée par un raid solitaire en montagne de 130 km lors de la 17e étape, Floyd Landis a subi un test antidopage révélant un taux inhabituellement élevé de testostérone. L'équipe Phonak a indiqué jeudi sur son site internet que l'Union cycliste internationale (UCI) l'avait informée mercredi d'un «taux inhabituel de testostérone/épitestostérone lors d'un contrôle sur Floyd Landis après la 17e étape du Tour de France».

Quelques heures après la foudroyante annonce, Floyd Landis a apporté un vif démenti lors d'un bref entretien téléphonique avec le magazine américain Sports Illustrated sur une éventuelle prise d'un produit dopant. «Non, voyons !», a répondu Landis au journaliste Austin Murphy, qui lui a posé la question de savoir s'il avait vraiment «fait cela» (se doper).

Deux jours après son exploit, l'ancien lieutenant de Lance Armstrong, âgé de 30 ans, a repris la tunique jaune de leader pour s'imposer pour la première fois sur la Grande Boucle. Comme cela est le plus souvent habituel dans ce genre de cas, Landis demandera l'analyse de l'échantillon «B» qui sera pratiquée dans le même laboratoire, à Châtenay-Malabry. Il ne se fait aucune illusion sur son résultat. «Je suis réaliste», a lancé Landis à son interlocuteur qui a parlé d'un problème de thyroïde. «Cela fait environ un an que j'ai des problèmes de thyroïde et j'ai dû prendre des petites quantités d'hormone de thyroïde. Ce sont des doses orales quotidiennes», affirme Landis, qui avoue «qu'il n'en voudra à personne de ne pas (le) croire».

La Phonak attend la contre-expertise
S'il s'avérait que Landis était convaincu de dopage, ce dernier serait le premier vainqueur dans l'histoire du Tour à être déclassé après l'arrivée. Depuis l'Espagnol Pedro Delgado en 1988, plus aucun coureur n'avait été déclaré positif à un contrôle classique (urinaire). L'Américain risque également le licenciement de la part de son équipe qui a annoncé vouloir appliquer le code éthique. Phonak a précisé dans un communiqué que le coureur était retiré des courses jusqu'à ce que la clarté soit faite. «Maintenant, a déclaré son manageur John Lelangue, il faut attendre la contre-analyse».

La Fédération internationale a précisé que le résultat «concerne la première analyse» et «doit être confirmé soit par une contre-analyse demandée par le coureur, soit par le fait que le coureur renonce à une telle contre-analyse».Le coureur américain est le premier Maillot Jaune à être déclaré positif à un contrôle classique (urinaire) depuis l'Espagnol Pedro Delgado en 1988.

Le règlement antidopage de l'UCI prévoit qu'une infraction «en relation avec un contrôle en compétition conduit automatiquement à l'annulation des résultats individuels obtenus lors de cette compétition», à moins que le coureur parvienne «à établir qu'il n'a commis aucune faute ou négligence» et que ses résultats dans aucune autre étape n'ont pas été influencés par cette violation. Le Code mondial antidopage, qui a été signé par l'UCI, fixe à deux ans, sauf cas particuliers, la période de suspension pour une violation du règlement antidopage.

(Source L'Equipe / AFP)

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Publié dans Dopage

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A
pffff, c'était gros aussi son exploit, y'en a mare de ses dopés !!!!!!!!!!!!! qu'on le suspend à vie !!!!!!!!!!! alors que bouyer à pas le droit de courrir à côté de ça. couage à bouyer<br />  <br /> mon blog http://actu-cyclisme.over-blog.com/<br />  <br /> bonne continuation et a bientôt
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J
Oui tu as raison !!<br /> Il faut soutenir Bouyer et évidemment mettre le doigt sur les cyclistes qui se dopent.<br /> Mais l'opinion publique est trop manichéenne dans son appréciation du dopage. Les médias ont leur part de responsabilité dans la chose. Ils devraient tenter d'expliquer aux gens pourquoi les cyclistes se dopent et comment, avec quelles solutions et quels objectifs !<br /> Les démonstrations médicales permettraient de comprendre bien des choses !<br /> En tant que pratiquant, je n'y toucherai jamais mais je comprends parce que j'ai lu beaucoup de choses pourquoi et comment ils font. Mais je vous jure, c'est tellement bon de souffrir sur mon vélo, de sentir ou sont mes limites et de les dépasser sans prendre d'artifices ! C'est ça le vrai plaisir du vélo !
P
tous la même défense, tous nuls
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J
Surtout la vraie bétise de Landis c'est de s'être fait chopé avec un produit dont il était sur qu'il serait détectable. Qu'il masque ou non un autre produit, peu importe, il a été pris avec celui là !<br /> C'est de la pure et simple bétise dans le sens ou on peut imaginer que énormément de cyclistes sont passés au travers des mailles du filet cet été. Et que 12 des 13 cas positifs ont bénéficié d'AUT (Autorisations à Usage Thérapeutique)