Tour de France 2010 - 9ème étape : Morzine-Avoriaz - Saint-Jean-de-Maurienne (résumé)

Publié le par Julien HOLTZ

Couverture média et interviews de la 9ème étape

Les vidéos
Résumé de l'étape

 

Cyclisme - Tour : Sandy Casar au courage
Le Français, abonné aux deuxièmes places, arrache la 9ème étape du Tour. Andy Schleck s'empare quant à lui du Maillot Jaune.



Interview du vainqueur de l'étape
Sandy Casar



Sujet magazine
La caravane publicitaire, introduite sur le Tour de France en 1930. 180 véhicules cette année.


 


Les réactions

Andy Schleck : « Un seul gars à surveiller »

Cela a dû être une journée dramatique pour Cadel, mais pas pour moi. C’était réellement une bonne étape : dure au début, mais j’aime beaucoup cela. Les coureurs n’arrêtaient pas d’attaquer, c’était de la vraie course. Vino a attaqué, Kloden a attaqué, plusieurs sérieux clients qui nous obligent à réagir.
Nous avions Jens (Voigt) à l’avant, et il a fait un travail qui était plus que fantastique, je ne sais pas comment le remercier.
L’autre jour, j’ai vu le Maillot Jaune et je me suis dit « je le veux ». Maintenant que je l’ai, je sais qu’il va aussi falloir le défendre. Mais nous avons une bonne équipe, et je suis ravi de l’avoir. C’est un rêve qui devient réalité, même si tout le monde s’attendait à ce que je le prenne. C’est tout de même quelque chose d’énorme, et je savoure ce que nous avons fait aujourd’hui.
Dans la dernière ascension, j’ai attaqué pour essayer de lâcher Contador. Ce n’était absolument pas un test, j’ai donné tout ce que j’avais. Si j’avais attaqué une fois de plus, je me serais retrouvé lâché moi-même. Je suis plutôt content qu’il n’ait pas répliqué à mes accélérations, et que nous ayons roulé tous les deux sur les trois ou quatre derniers kilomètres d’ascension. Je suis ravi parce que j’ai gagné une étape, et maintenant j’ai ce maillot, c’est fantastique. Et maintenant j’ai 40 secondes d’avance sur Contador, et de gros écarts avec les autres. Je n’ai plus qu’un seul gars à surveiller !

Sandy Casar : « Je ne pouvais pas perdre »

J’ai connu une première semaine difficile après laquelle j’ai perdu mes ambitions pour le classement général. Donc c’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à penser à cette étape, parce qu’elle me plaisait. Les ascensions étaient difficiles, mais c’est plus favorable pour moi lorsque l’arrivée n’est pas en altitude.
Depuis ma 2ème place derrière Cyril Dessel en 2008 à Jausiers, je suis encore plus méthodique pour la préparation de ce type d’arrivée. Je savais qu’il fallait être aux avant-postes dans l’avant-dernier virage pour espérer s’imposer. Mais je ne m’attendais pas à voir revenir Andy Schleck, qui a tout de suite pris la tête. J’ai donc fait le maximum pour passer, et j’ai viré en tête. Ensuite je pensais qu’il me resterait 200 mètres, mais il en restait en fait 350. A ce moment-là j’ai beaucoup pensé à toutes ces deuxièmes places. J’avais évidemment peur de Luis Leon Sanchez, qui m’avait battu l’année dernière à Saint-Girons. Je savais aussi que Cunego pourrait être très rapide. Mais j’ai tout donné dans les deux cents derniers mètres, avec en tête l’idée que je ne pouvais pas perdre. Je pense que Sanchez a aussi fait beaucoup d’efforts dans la montée vers le col de la Madeleine.
Je dédie cette victoire à mon père, à qui j’ai pensé dans le final. Etant sprinteur, il me disait tout le temps que dans ce type de situation, il fallait attaquer le premier. C’est ce que j’ai fait.

 

 

 

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